La théorie statutaire de Jean de Terrevermeille (1419)
Extrait du document : «Jean de Terrevermeille est un juriste languedocien. Il est né à Nîmes aux alentours de 1370. Il devient en 1418 avocat du roi pour le régent en la sénéchaussée de Beaucaire. Dès 1424 il s'efforce de démontrer les droits incontestables du dauphin. En...»
«Il faut voir d’abord le nouveau mode de succession qui est réaffirmait par Jean de Terrevermeille puis voir le statut du roi qui tend à augmenter. I. Un nouveau mode de succession La succession du royaume de France est différente des successions habituelles, ce n’est en effet pas une succession patrimoniale. Cette succession dite simple a des caractéristiques bien précises. A. La succession simple «une double succession : l’une qui est patrimoniale , l’autre est la simple succession». La succession de la France ne ressemble en rien à une succession privée, loin d’être patrimoniale ou héréditaire, elle est une succession publique....»
"Pouvoirs, Eglise et société - France, Bourgogne, Germanie (888 - XIIe siècle)" de Geneviève Bührer-Thierry et Thomas Deswarte
Extrait du document : «Il est difficile d'opérer une comparaison de trois espaces avec chacun une historiographie différente. Pour les historiens de la Germanie, pas de véritable césure en 888 ou en 919 mais plutôt dans la seconde moitié du XIe siècle avec développement...»
«La Normandie reste neutre pour l’instant tandis que les principautés du Midi restent fidèles au Carolingien bataille à Soissons, Robert de Neustrie y est tué, mais les troupes de Charles le Simple doivent battre en retraite et le camp adverse choisit un nouveau meneur, Raoul de Bourgogne, élu roi et couronné en juillet 923. Trois traits de ce règne de Charles le Simple : la balance qui penche de plus en plus en faveur des grands ; le royaume de Charles le Simple n’est pas encore la France (le Midi y est délaissé par le souverain) ; Francie affectée par sous-encadrement chronique, qui favorise les luttes intestines et néglige les luttes extérieures contre les Normands ou les Hongrois....»
Commentaire de texte : Traité du sacre des rois de France - Jean Golein
Extrait du document : «« Le sacre n'est qu'une cérémonie, mais elle en impose au peuple », disait Voltaire. Autrement dit, le sacre renforce la légitimité du roi aux yeux de la nation. Cet extrait est issu du Traité du sacre des rois de France écrit par Jean Golein en...»
«- Après la bénédiction des Regalia, on couronne le roi : représentation de la dignité royale - La cérémonie se clôture avec l'acclamation: Le roi est alors paré couronné, il s'assoit sur la haute chaise et reçoit le baiser de paix de l'archevêque et des pairs. C'est à ce moment que les cris des spectateurs, de la foule présentent viva rex (vive le roi). Grâce au sacre le roi a reçu le royaume de Dieu. Il est roi par la grâce de Dieu et sa puissance émane de lui....»
Le sacre de Philippe Ier de France par Gervais, archevêque de Reims (23 mai 1059)
Extrait du document : «Le texte dont il est question ici est un compte rendu de la cérémonie du sacre du roi Philippe 1er, le 23 mai 1059 à Reims. L'auteur est l'archevêque Gervais de Reims, celui qui a sacré le roi en personne. Le texte, en latin à l'origine a été...»
«Ligne 5 l’église cathédrale C’est à partir d’Henri Ier, en 1027 que tous les rois de France du Moyen Age vont se faire sacrer à Reims par l’archevêque de la même ville ( à part Louis VI, fil de Philippe 1er). Cela va s’ancrer dans une tradition, une coutume. Le sacre de Philippe Ier entre donc dans la continuité de celui de son père et l’on distingue bien ici cette réelle volonté de faire de Reims la ville du Sacre par excellence....»
Histoire de l'Occident au Moyen-Âge
Extrait du document : «Le roi mérovingien est avant tout l'élu d'un peuple guerrier. Par élection, on veut dire l'acclamation (une reconnaissance du roi). Le simple homme libre va à la guerre avec des couteaux. Les rois sont issus de la famille mérovingienne, qui tire son...»
«La Vassalité Un vassal est un homme libre qui se met volontairement au service d’un plus puissant en se recommandant à lui, en échange de l’entretien et de la protection de ce puissant. Il s'agit là d'un lien horizontal entre deux hommes libres, c'est-à-dire deux égaux. La recommandation ou commendatio est la cérémonie qui établit le lien vassalique : imposition des mains. Le seigneur concède un bénéfice ou bienfait à son vassal. Cette protection n'entraîne en soi aucune humiliation pour celui qui en est l'objet....»
La fondation de Cluny et sa place dans l'occident médiéval
Extrait du document : «L'époque carolingienne a été marquée par une volonté de renouveau, Charlemagne avait créé un empire qui se voulait l'héritier de Rome et exigeait une église digne de celle de Constantin. Charlemagne voulut faire face à la décadence des monastères,...»
«La condition de fondation place le monastère sous la protection de la Papauté, bien que celle-ci n’ait plus beaucoup d’autorité à cette période ; mais les sanctions de Rome gardent pourtant un grand prestige et ont de plus amples conséquences que celles prises par un clerc ou un évêque quelconque Je vous supplie ô Saints Apôtres Pierre et Paul [ ] soyez les tuteurs et les défenseurs de ce lieu de Cluny et des serviteurs de Dieu qui y demeurent L’appartenance de Cluny au domaine exclusif de St Pierre est aussi un moyen d’interdire toute intervention des évêques dans le fonctionnement interne de l’abbaye ; ce privilège d’exemption sera repris et confirmé plus tard par la Papauté....»
Jean de Terrevermeille : Tractatus de jure futuri successoris legitimi in regiis hereditatis
Extrait du document : «Dès le Moyen-Âge les lois fondamentales définissent les modalités d'accession au pouvoir et l'organisation de celui-ci. On peut dès lors les assimiler à une constitution mais cette constitution est orale : elle relève de la coutume et peut dès lors...»
«L’opinion de Terre Vermeille Le royaume de France est possédé, et il a accoutumé d’être possédé par ses rois, non comme un bien patrimonial et héréditaire, mais seulement par puissance et autorité royale Le roi a deux corps : son corps physique et son corps étatique. C’est le corps étatique du roi qui possède le royaume, le territoire, les biens qui a priori ne sont pas de nature à être possédés. Ainsi, le domaine royal correspond aux chemins publics, fleuves, mers car le roi est en dehors du droit commun et que ce régime touche la fonction royale et non le corps physique du monarque....»
Le procès-verbal du couronnement de Philippe 1er - la royauté au temps féodal
Extrait du document : «Ce texte est le procès-verbal du couronnement de Philippe Ier fils d'Henri Ier. Il relate donc la cérémonie du couronnement du roi et ceci avec un aspect formel, car c'est un texte officiel. Philippe Ier en 1059 devient le troisième roi de la...»
La lettre de Fulbert de Chartres, 1020
Extrait du document : «En 1020, l'évêque Fulbert de Chartres fit parvenir, à sa demande, aux glorieux duc d'Aquitaine Guillaume (Guillaume V le Grand) une lettre relative à la notion de fidélité. Cette " lettre de Fulbert de Chartres", de style épistolaire, est un texte...»
«Ainsi, dans cette lettre de Fulbert de Chartres, il y a un inventaire intéressant, au point de vue social, de ce qu'un seigneur peut avoir en sa possession et que le vassal doit absolument respecter. De plus, l'auteur cite également les obligations positives qui sont "l'aide"et le "conseil" que le vassal doit apporter à son seigneur afin de recevoir "le chasement" qui est la concession d'une terre appelée le fief. L'aide pouvait être un service armé appelé OST ; le vassal est un guerrier domestique et il doit une assistance armée illimitée car "la fidélité" ne se mesure pas....»
L'église et la vie religieuse en Occident du 10ème au 15ème siècle
Extrait du document : «L'Eglise, d'une réforme à l'autre : de la réforme grégorienne à la réforme protestante: ceux qui prient : les moines, la réforme grégorienne, la lutte du sacerdoce et de l'empire. La foi, ses manifestations et ses déviations dans la chrétienté de la...»
«Les Vaudois, dont le nom vient de Pierre Valdo, Pierre Valdès, qui était un riche marchand de Lyon, qui vers 1170, quitte tout pour prêcher la pénitence et la pauvreté, pour prêcher le retour à un christianisme pur et primitif et qui se heurte assez vite à l'hostilité de la hiérarchie catholique, qui est excommunié, mais qui fait beaucoup d'adeptes ; une partie de ses adeptes se répand dans le Sud de la France et seront ensuite confrontés avec les Cathares, à Saint Dominique et aux prédicateurs dominicains ; et une autre partie des Vaudois sont pourchassés, plus ou moins jusqu'au début du 16ème siècle, en 1532, où ils se rallient au protestantisme....»